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Carole
DELGA
Présidente de la région Occitanie
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La mobilité est avant tout le droit pour chaque citoyen de réaliser ses projets sans l’entrave de la distance.

Pour beaucoup de Français, c’est elle qui viendra en partie conditionner leur éducation, leur vie professionnelle, sociale ou encore familiale. C’est dire si la mobilité de tous doit être pensée comme un moyen d’émancipation, d’accès aux services publics, à l’enseignement, à l’emploi. Elle est ainsi un élément constitutif de l’égalité et de la solidarité entre territoires face au risque d’une France à deux vitesses, avec d’un côté des métropoles et de grandes villes connectées et desservies en transports en commun, et de l’autre des zones rurales qui en seraient dépourvues.

 

Par ailleurs, les mobilités du futur se développement dans nos territoires, elles constituent une filière économique durable. Cette filière doit aujourd’hui répondre aux nouvelles attentes légitimes de nos concitoyens qui demandent à pouvoir se déplacer avec un haut niveau de service, à moindre coût et de manière plus écologique. Ce postulat guide notre politique régionale : desservir et connecter tous les territoires, en misant sur l’intermodalité, la mobilité du porte-à-porte, et bien sûr en innovant pour favoriser l’émergence de nouvelles solutions plus respectueuses de l’environnement.

 

Dans cette stratégie, nous avons fait du train le principal pivot. Dès 2017, à la suite des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité, nous avons posé le cadre de notre ambition : rouvrir les lignes fermées, développer les dessertes, investir pour sauver le réseau… Nous avons gagné de nombreux combats, la qualité de service s’est nettement améliorée, les voyageurs sont au rendez-vous ! Nous maintiendrons ce cap dans les années à venir, qui verront notamment la réouverture de lignes comme Montréjeau-Luchon ou la Rive droite du Rhône. Nous poursuivrons notre action pour accélérer sur la relance du fret ferroviaire et du train de nuit, des solutions incontournables si on veut véritablement réduire l’empreinte carbone de nos déplacements et limiter le nombre de camions sur les routes.

 

Parce que je crois au train, j’ai également souhaité engager l’Occitanie dans de nombreuses innovations : le premier prototype de train hybride (thermique / électrique par caténaire / batteries) circulera en Occitanie en 2022, le train à batterie rechargeable sera expérimenté en 2023 et le train à hydrogène est attendu pour 2025 sur la ligne Montréjeau-Luchon justement.

Dans les secteurs non desservis par le réseau ferroviaire, nous avons développé les cars liO en travaillant sur l’harmonisation de l’offre, la tarification, l’augmentation des dessertes et la connexion avec les trains régionaux. On ne peut pas simplement demander à nos concitoyens de réduire l’utilisation de leur voiture sans apporter des alternatives concrètes… Il convient de proposer une offre de transports en commun réellement adaptée à leurs besoins, et le vélo comme le covoiturage sont aussi des solutions de mobilité à intégrer.

 

Concernant les déplacements locaux, au-delà des axes principaux de circulation, j’ai proposé aux Communautés de communes de travailler ensemble à l’analyse des besoins et à la définition de solutions adaptées aux attentes des usagers. Nous déléguons déjà aux EPCI l’organisation des transports à la demande que nous finançons à hauteur de 70%. Ensemble, nous devons innover vers des solutions de mobilités actives, partagées et solidaires afin de répondre aux défis de la mobilité pour tous.

 

Par ailleurs, la question de l’accès aux transports en commun est intimement liée à celle de leur coût. J’ai donc souhaité avancer sur le sujet de la gratuité, en généralisant à partir de cette rentrée 2021 la gratuité du transport scolaire pour tous les élèves de la maternelle au lycée. Et nous allons même plus loin, avec notre dispositif « + = 0 », qui permettra aux jeunes de 18 à 26 ans de voyager gratuitement en train, et à volonté. Là encore, l’Occitanie innove ! Et pour les autres publics, nous développons massivement les petits prix, avec des offres à 1€ toute l’année sur le réseau ferroviaire et des billets de cars plafonnés à 2€.

 

Ce besoin de mobilité, il s’exprime aussi dans la connexion de notre territoire avec Paris. Je pense à la grande vitesse bien sûr, entre Toulouse et Bordeaux tout comme entre Montpellier et Perpignan. Elle permettra de réparer enfin une véritable injustice territoriale : aujourd’hui, 60% des français à plus de 4h en train de Paris résident en Occitanie ! C’est aussi ce qui a motivé notre mobilisation pour préserver les liaisons aériennes vers la capitale depuis Rodez, Castres ou encore Perpignan. Pour désenclaver ces territoires, attirer des entreprises et donc créer de l’emploi, leur connexion avec Paris et les grandes métropoles est indispensable.

 

Enfin, et je le constate à chacun de mes déplacements, nos territoires regorgent d’acteurs innovants. Prenons l’exemple de l’hydrogène qui offre de véritables perspectives d’avenir pour décarboner nos transports : A Albi, Safra produit déjà des bus et expérimente avec nous la transformation d'autocars à motorisation thermique en autocars à propulsion électrique alimentée par une pile à combustible à hydrogène ; à Béziers, Genvia est en passe de devenir un acteur majeur de l’hydrogène vert ; à Tarbes, Alstom conçoit la chaine de traction du futur train à hydrogène…Je pourrais en citer bien d’autres, mais ces quelques exemples témoignent de la vitalité de nos territoires, de leur capacité à innover pour des transports plus propres et plus connectés. Ce formidable éco-système, nos laboratoires de recherche et nos entreprises à la pointe de l’innovation nous permettront également de voir naître en Occitanie l’avion du futur, l’avion vert. Nous avons ici les idées, les moyens et l’envie pour imaginer aujourd’hui, les transports de demain !

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