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Train en circulation

Ferroviaire et numérique, priorités de la Commission pour une mobilité verte

Le 14 décembre 2021, la Commission européenne a adopté un programme visant à atteindre une Mobilité efficace et verte à travers des actions dans quatre grands domaines : la modernisation du réseau transeuropéen RTE-T, le développement des systèmes de transports intelligents, le soutien aux transports ferroviaires transfrontaliers, et les transports urbains. Ces orientations ont été présentées par la Commissaire européenne aux Transports, Adina Valean

POURSUITE ET MODERNISATION DU RÉSEAU RTE-T
L’efficacité du réseau RTE-T constitue la base de l’espace européen, pour la circulation des passagers et des marchandises. Pour commencer, ce réseau doit être complété avec le déploiement de la grande vitesse ferroviaire en Finlande, en Suède et en Pologne. Le plan prévoit aussi la création de liaisons à grande vitesse entre Berlin et Vienne via la République tchèque, ou encore entre Budapest et Bucarest. La Commission propose, d’ici à 2030, l’électrification de l’ensemble du réseau central du RTE-T et la possibilité d’exploiter des trains de 740 m. A l’échéance 2040, la Commission prévoit la généralisation des lignes compatibles à la vitesse de 160 km/h pour le transport ferroviaire de voyageurs, et 100 km/h pour le fret.
L’ERTMS sera également déployé d’ici 2040 sur l’ensemble du réseau RTE-T et les systèmes nationaux seront retirés. L’étape de 2040 a été ajoutée pour accélérer l’achèvement du réseau en vue d’atteindre les ambitions de l’UE en matière de climat d’ici à 2050. Les investissements nécessaires sont estimés à 247 Md€ d’ici à 2050, soit 16 Md par an. Selon Bruxelles, ces efforts de modernisation permettront l’accroissement du PIB européen de 467 Md€ et la création de 840 000 emplois.

TRANSPORTS INTELLIGENTS
La transformation numérique du secteur des transports est cruciale pour atteindre les objectifs en matière de durabilité et d’efficacité des transports. La stratégie de mobilité durable et intelligente, qui expose comment l’Europe peut réaliser cette transformation numérique, comporte des jalons tels que le déploiement de la mobilité automatisée à grande échelle d’ici à 2030 et l’élimination des accidents mortels dans tous les modes de transport d’ici à 2050.
Depuis 2010, la directive STI est l’outil dont dispose l’UE pour assurer le déploiement coordonné des systèmes de transports intelligents. La révision de cette directive permettra de mieux accompagner le développement des outils MaaS, la collecte de données vitales et la fourniture de services essentiels tels que des services d’information en temps réel du conducteur concernant des accidents ou des obstacles sur la route.

Pour y parvenir, la Commission veut améliorer notamment l’accès aux titres de transports internationaux en Europe, pour permettre aux passagers de trouver rapidement le meilleur billet disponible au meilleur prix, avec une meilleure protection en cas d’interruption du voyage. La Commission souhaite également favoriser l’achat de billets multimodaux combinant le voyage en train avec des transports
publics locaux et d’autres possibilités de mobilité. Pour soutenir le rail, il est même envisagé une exonération de la TVA à l’échelle de
l’Union européenne pour les voyages internationaux en train. Enfin,en 2023, la Commission publiera des lignes directrices relatives à la fixation des redevances d’accès aux voies, afin de favoriser la concurrence et ne pas peser sur le prix des billets.
Dès cette année, la Commission compte soutenir quinze services pilotes transfrontaliers complètement nouveaux, ou apportant des améliorations sur les services ferroviaires existants. La Commission soutiendra les projets en facilitant les contacts entre toutes les parties prenantes concernées et en fournissant une assistance... elle contribuera également à recenser les possibilités de financement pour certains projets pilotes. Le mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pourra financer une assistance technique et soutenir des études et des activités préparatoires relatives aux nouvelles technologies et à l’innovation.
Vers une mobilité urbaine décarbonée. Le plan d’action prévoit de renforcer les offres de premier et dernier kilomètre en articulation avec les transports urbains, et particulièrement dans les villes reliées au RTE-T. Plus de 424 villes grandes et moyennes sontconcernées, qui seront incitées à élaborer leur propre plan de mobilité urbaine durable (PMUD) d’ici à 2025 et collecter des données pertinentes sur la mobilité urbaine. De plus, elles devraient s’équiper de plateformes multimodales de transport de passagers, y compris des parkings relais. Elles devraient également se doter de terminaux de fret multimodaux, afin de garantir une logistique urbaine durable.

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