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Zones à faibles émissions mobilité

Conjuguer droit à la mobilité, air de qualité et respect du cadre de vie, telle est la délicate équation posée par les Zones à Faibles Émissions Mobilité (ZFEM). Permettant d’interdire sur un périmètre donné la circulation des véhicules les plus émetteurs de polluants atmosphériques, ces ZFEM constituent un accélérateur du renouvellement des parcs qui génèrent cette pollution.

Comme le rappelle Marie-Christine Prémartin, directrice exécutive de l’expertise et des programmes de l’ADEME, « Paris a été la première collectivité française à mettre en œuvre une Zone à Faible émissions Mobilité en septembre 2015, rejoignant ainsi les 210 autres zones en Europe. Aujourd’hui, alors qu’un nouvel élan est donné à l’instauration en France de Zones à Faibles émissions Mobilité via la Loi d’Orientation des Mobilités et l’engagement de quinze collectivités à mettre en œuvre une ZFEM d’ici fin 2020, l’ADEME est toujours présente et accompagne techniquement et financièrement dix-neuf collectivités lauréates de l’appel à projet « Zones à Faible émissions Mobilité – Accompagnement pour déployer des Zones à Faibles émissions Mobilité pour améliorer la qualité de l’air ». 

Paris, grenoble et strasbourg en pointe

Parmi les territoires qui, au-delà de Paris, peuvent être qualifiés de pionniers en la matière figure en bonne place Strasbourg. Cette métropole a mis en place une zone à circulation règlementée intercommunale depuis plusieurs années de même que Grenoble.

La condition majeure de réussite de la mise en place des ZFEM reste, toutefois, celle de l’acceptabilité. « Agir pour le climat ne peut pas être considéré comme une sanction, à plus forte raison si les choix financiers que cela impose sont difficilement supportables. Cela demande donc de la pédagogie et de l’accompagnement », explique Etienne Chaufour, directeur Ile-de-France de France Urbaine.


 

En complement d’autres outils existants

Mais l’urgence commande désormais. La priorité étant clairement donnée à la santé publique et à l’avenir de la planète à travers la mise en place des ZFEM. D’autant que comme l’indique Guillaume Farny, délégué général ATEC-ITS France, « ces ZFEM sont obligatoires, d’après le projet de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), pour les collectivités sur le territoire desquelles les niveaux de pollution sont régulièrement dépassés ». L’article 27 du projet de loi précise, en effet, que les Établissements publics de Coopération Intercommunale (EPCI) de plus de 100 000 habitants ou couverts par un plan de protection de l’atmosphère (PPA) devront prévoir un plan d’action contenant des mesures en faveur de la qualité de l’air pour réduire les émissions polluantes sur leur territoire.

Les ZFEM complètent donc un large éventail d’outils à disposition des pouvoirs publics pour assurer la réduction des émissions. On peut, en particulier, citer les Plans de Déplacements Urbains (PDU), les Plans Climat-Air-Energie territorial (PCAET) et les schémas régionaux d’aménagement, de développement Durable et d’égalité des territoires (SRADDET