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A Marseille, Mobylus tente l’expérience de l'autopartage vers les tiers lieux



Des services de mobilité qui se surajoutent à des moyens de transports existant, il en fleurit beaucoup. En revanche, en trouver dans des zones mal desservies, et qui épousent l’esprit de la Loi d’orientation des mobilités (LOM), c’est plus rare. Depuis début juin, un tout nouvel acteur, Mobylus, a lancé son premier service d’autopartage de voiture électrique, ciblant un marché particulier. «Nous nous adressons à des entreprises trop petites pour avoir leur propre flotte, et qui sont regroupées dans des tiers lieux, ou des espaces collaboratifs ainsi qu’à des territoires “oubliés“» développe Julien Cotta, cofondateur avec Gautier Paul de la société.

C’est à Marseille que Mobylus éprouve son modèle pour le compte d’un tiers lieu (L’épopée) implanté dans le quartier Sainte-Marthe (14e arrt). Il est situé à 4 km au nord de la gare Saint-Charles, à une bonne demi-heure en transport en commun depuis celle-ci. «Comme pour une imprimante, l’abonnement est souscrit par le gestionnaire du lieu qui met les véhicules à disposition des occupants», détaille Julien Cotta, l’abonnement mensuel étant compris entre 700 et 800 €, l’utilisateur acquittant quant à lui 7 € de l’heure à Mobylus. De quoi garantir, a priori, un modèle économique plus robuste que dans le cadre de l’exploitation d’un autopartage grand public. Les véhicules (2 Twingo pour l’instant) ayant L’Epopée comme port d’attache, leur utilisation se limite à des boucles pour des rendez-vous ou pour des trajets domicile-travail. Avantage par rapport à un système grand public: des risques limités de dégradations du véhicule.

Le profil des fondateurs de la petite société n’est pas celui de start-uppers, comme on en voit tous les jours dans le secteur des nouvelles mobilités. Auparavant, tous deux ont eu une expérience dans la vraie vie, au sein du groupe Renault-Nissan. Pas de discours marketing prêt à consommer dans leur bouche. Autre spécificité : Mobylus ne développe pas sa technologie mais utilise des applications existantes, en l’occurrence celle de Zity (Renault) où a travaillé Julien Cotta. Reste qu’à l’instar des jeunes pousses, la structure cherche des fonds pour acheter d’autres véhicules et dupliquer le précédent marseillais.

Marc Fressoz

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