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A Montpellier, CAF remporte son plus beau contrat de tram en France

Dernière mise à jour : 21 juin 2022



Le constructeur espagnol marche à grandes enjambées sur les plates-bandes d’Alstom. Il va fournir à la métropole de Montpellier jusqu’à 77 trams, dont 17 en option pour un montant de «plus de 200 M€» a-t-il fait savoir le 20 juin. C’est son «plus gros contrat cette année en France» et même le plus important sur le marché hexagonal du tramway. Jusqu’ici, CAF n’avait réussi qu’à percer dans des agglomérations de taille moyenne (Besançon, Saint-Etienne), où à Nantes pour fournir partiellement le réseau. A Montpellier, le prix n’est sans doute pas un critère étranger à la victoire de CAF face à Alstom. 30 rames Urbos à sept voitures remplaceront progressivement celles fournies par Alstom sur la ligne 1 il y a deux décennies. 22 équiperont la future ligne 5, tandis que l’essentiel des 25 autres permettront de renforcer la fréquence de passage, la métropole ayant toujours en tête de passer en 2023 à la gratuité totale sur le réseau TAM.

Le constructeur CAF et Alstom pourraient bien se retrouver de plus en plus souvent opposés sur le marché hexagonal des transports urbains. «Il offre beaucoup de perspectives de renouvellement de matériel, alors que l’essentiel des commandes ferroviaires majeures sont derrières nous. Dans les prochaines années, il ne reste que le RER C», analyse Alain Picard, le président de CAF France.

En s’enracinant davantage également sur le plan industriel, le groupe basque espagnol risque de donner de plus en plus de fil à retordre à Alstom. Fin juin, il recevra les clés du site alsacien de Reichshoffen, que le Français est obligé de céder pour éviter d’être en position anti-concurrentielle sur le marché des trains régionaux après son rachat de Bombardier. «Cette usine renforcera sa position en France dans le cadre de la stratégie de croissance de l’entreprise, en augmentant ses capacités techniques et de production», souligne CAF. Aux 350 emplois à terme de l’usine CAF de Bagnères-de-Bigorre s’ajouteront les 700 salariés alsaciens.

Le constructeur espagnol confiera l’assemblage du tram de Montpellier à son usine de Bagnères-de-Bigorre, du côté français des Pyrénées. La superficie du site est limitée «mais pour livrer deux rames par mois à partir de 2024, il n’y aura pas de problème, indique-t-on chez CAF. Lequel a candidaté à d’autres marchés de tram à Lille, Marseille et également répondu à l’appel d’offre commun de Toulouse, Brest et Besançon.


Marc Fressoz

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