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Alstom Belfort se console avec 15 TGV de plus pour la SNCF



Pour se consoler des effets de la guerre en l’Ukraine, Alstom peut compter sur une commande supplémentaire de la SNCF pour faire tourner ses chaînes franc-comtoises. Elle porte sur 15 rames de TGV M, le train à grande vitesse de nouvelle génération, mais qui n’arrivera pas avant 2024. Le constructeur a annoncé le 18 août ce contrat d’un montant de 590 M€, qui s’ajoute aux 100 exemplaires déjà signés avec la SNCF.

Avant que la Russie n’attaque l’Ukraine, en février, l’industriel était en passe d’obtenir la construction de 260 locomotives pour 880 M€ de la part de Kiev. A présent, les syndicats de Belfort misent sur la fourniture de trains de banlieue pour Toronto au Canada pour apporter une activité complémentaire à la fabrication de motrices TGV et pouvoir maintenir des effectifs de quelques 500 personnes. Dans le cadre d’un marché à plusieurs étapes, Alstom allié à la DB, devrait en effet se voir passer commande de machines au printemps 2023. Dans la compétition, le constructeur faisait notamment face à une alliance SNCF-Siemens.

La SNCF justifie le rab de commande de TGV M par le développement de son réseau à grande vitesse en Europe, sans préciser quelle filiale en bénéficiera. Certitude, après avoir prélevé plusieurs rames Duplex de l’axe Atlantique pour les affecter à Ouigo Espana, la SNCF essuie des critiques de la part des usagers. Il lui est reproché de refuser des voyageurs cet été, faute d’un nombre de trains adaptés à la demande, malgré un parc de 400 rames. Un paradoxe alors que la compagnie veut doubler son trafic d’ici 2030, et fonde sa communication sur l’écologie. Elle incite les gens à abandonner leur voiture au profit du train face au réchauffement climatique. Elle communique aussi sur le fait que la SNCF avec ses différentes cartes d’abonnement est l’alliée du pouvoir d’achat des Français. Pour l’instant, tous ceux qui essaient de l’aimer n’ont pas toujours pu prendre le train.

Marc Fressoz

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