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Avec l’inflation et le retour à la normale, la fréquentation des TER dépasse le niveau de 2019



C’est la bonne surprise ferroviaire de cette fin d’année 2022! En dépit de trains supprimés dans certaines régions sinistrées, le TER a plus que la cote auprès du public. Sa fréquentation a dépassé de 10% le niveau référence de 2019 et il transporte actuellement 1,2 million de voyageurs par jour, contre 1,1 million en 2019, indique Jean-Aimé Mougenot, le directeur du TER à la SNCF. Une situation privilégiée alors que les RER franciliens et les transports publics sont toujours à la recherche des voyageurs perdus pendant la pandémie de Covid.

En réalité, la SNCF a connu les montagnes russes cette année. «Au premier trimestre, on a enregistré une baisse du trafic de 20%, puis une hausse de 10%, ce qui signifie que la fréquentation a fait un bond de 30%», a-t-il détaillé le 2 décembre, lors d’une rencontre avec des journalistes. Et d’ajouter: «On parlait d’un retour à la normale en 2024 et nous sommes déjà au-dessus de la période d'avant-crise.»

Comment expliquer cette réussite? Au-delà du retour à la normale, la question du pouvoir d’achat est probablement la meilleure explication. L’inflation a fait flamber les prix des carburants et les politiques de tarifs modérés pratiquées par les régions rendent le TER attractif. Les opérations ponctuelles de quasi-gratuité contribuent à doper la fréquentation en attirant peut-être de nouveaux adeptes. Le dispositif «train à 1€» instauré par la région Occitanie a attiré sur deux week-ends d’octobre plus de 250 000 personnes (…) un record de fréquentation, 5 fois supérieur aux mêmes week-ends en 2021, se félicite la région. Et sur le premier week-end de décembre, la fréquentation (76 000 voyageurs) a augmenté de 141%.

Jean-Aimé Mougenot voit dans l’urgence climatique une autre motivation qui pousserait une part du public à préférer le train à la voiture. La régularité des trains, quant à elle, s’améliore: elle atteint 92,3%, selon le patron des TER qui n’a pas détaillé les disparités entre régions.

Reste que tout n’est pas rose. La pénurie de conducteurs demeure une réalité, elle se résorbe plus ou moins bien. Globalement, il manque aux TER «une centaine» de conducteurs sur 5 500 en France dont 65 dans les Hauts-de-France sur 700. Dans cette région, où une maintenance mal gérée du matériel a également contribué aux suppressions de trains, le transporteur veut se faire pardonner. La SNCF accorde ainsi 30% de réduction sur les abonnements entre septembre et janvier.

Marc Fressoz




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