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Avec son futur Hycity, Safra veut industrialiser ses process et fiabiliser ses produits



Nouvelle génération de bus à hydrogène, nouvelle identité visuelle: Safra est entré dans une nouvelle étape de son développement, marquée par une stratégie d’industrialisation des process en vue d’accroître l’attractivité de son offre. Pionnier du bus à hydrogène en France dès 2011, le carrossier albigeois avait abordé le marché avec un véhicule très particulier, doté d’un pack énergie logé à l’arrière du châssis, qui obligeait à disposer une partie des sièges en plateforme et interdisait l’aménagement d’une 3e porte. Proposé en version 2 ou 3 portes avec un plancher bas intégral, le Hycity full H2 s’affranchit de cette contrainte pour mieux répondre aux attentes des exploitants urbains, pour lesquels la capacité et la fluidité des entrées/sorties de voyageurs sont déterminantes. Cette recherche d’optimisation caractérise l’ensemble du véhicule, avec pour objectif une maîtrise des coûts et une fiabilisation des process. La chaîne de traction intègre un essieu motorisé de 2x125 kW ZF, une pile à combustible Symbio de 45 kW, une batterie NMC de 130 kWh, le tout alimenté en hydrogène grâce aux 6 réservoirs Faurecia d’une capacité totale de 35 kg pour une autonomie supérieure à 350 km. Les premières livraisons sont attendues pour 2023, et la version 18 m arrivera sur le marché l’année suivante. En outre, le poste de conduite de conduite a été totalement repensé pour gagner en ergonomie.

La levée de fonds de 15 M€ réalisé l’an dernier auprès de Transition Evergreen doit aider l’entreprise tarnaise à «passer à l’échelle», indique son président, Vincent Lemaire. La capacité de production des bus à hydrogène va ainsi passer à 250 véhicules par an à horizon 2025. Pour y parvenir, Safra doit embaucher (70 recrutements en 2021, et 80 en 2022) et structurer grâce à l’arrivée d’un nouveau directeur général, Stéphane Prin. Quant au nouveau directeur commercial, Eric Baleviez, ancien d’Evobus et d’Heuliez, il apporte notamment son expertise de l’urbain. Outre le développement et la conquête de nouveaux marchés, il est chargé de lisser les relations avec les premiers clients, qui ont essuyé les plâtres d’une technologie innovante. Ainsi, l’ensemble des Businova H2 en circulation vont être repris pour être notamment équipés de la nouvelle pile à combustible. Une opération qui leur permettra d’accroître leur niveau de disponibilité, qui devrait ainsi dépasser les 85%, quand la nouvelle génération affiche 90 à 92%. Enfin, Safra poursuit son projet de rétrofit d’autocars pour le compte de la Région Occitanie. 15 véhicules Intouro Mercedes diesel doivent être dotés d’une chaîne de traction électrique alimentée par une pile à combustible à hydrogène : les deux premiers d’ici la fin 2022, le reste l’année suivante. Le défi allie l’ingénierie à la mise à niveau électronique, pour un coût total qui doit rester inférieur à 350 000 €.

Sandrine Garnier

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