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Hydrogène : la mobilité représente 20% du potentiel de production d’ici à 2030



Le développement de l’hydrogène en France devrait être principalement dédié à la décarbonation de l’industrie. C’est ce que confirme une nouvelle étude rendue publique par France hydrogène. Sur les 250 projets et écosystèmes territoriaux recensés par la filière, les usages industriels (sidérurgie, chimie…) représenteraient 815.000 tonnes par an à l’horizon 2030, sur un total de plus d'un million. Dans cette projection, les usages de mobilité atteignent 230.000 tonnes d’hydrogène. Ces usages se caractérisent par leur diffusion sur l'ensemble des territoires. 225 stations de recharge hydrogène ouvriront d’ici 2025 en France, avec un minimum d’une dizaine de stations prévues dans chaque région, généralement autour des principales agglomérations. 230 bus et 60 bennes à ordures ménagères sont d’ores et déjà en service, et la barre symbolique des 1000 bus en circulation est attendue pour 2026.

L’hydrogène concerne aussi le ferroviaire, avec la commande de 14 rames de Régiolis H2 attendues d’ici 2025 dans quatre régions. A terme, 250 trains à hydrogène pourraient circuler, dont une partie issus du rétrofit, à l’instar des autocars. L’hydrogène va aussi se développer pour les mobilités maritimes et fuviales, comme en témoigne la trentaine de projets recensés: propulsion de navettes de passagers, de navires portuaires ou de bateaux dédiés à la navigation intérieure mais également des solutions de recharge à quai. Enfin, l’hydrogène doit contribuer à la décarbonation du secteur aérien avec le Sustainable aviation fuel (SAF).

Toutefois, le président de France Hydrogène, Philippe Boucly, insiste sur la nécessité, pour les porteurs de projets, de bénéficier d’un environnement réglementaire et législatif stable, aussi bien national qu’au niveau européen. Définitions de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone, décret sur les garanties d’origine et de traçabilité, inclusion de l’hydrogène bas-carbone dans le mécanisme de la taxe incitative à l’utilisation d’énergie renouvelable dans le transport (TIRUERT) sont attendus par la filière. Sans ces garanties, une proportion non négligeable des projets recensés pourrait bien ne jamais se concrétiser. Autre point sensible: le manque de visibilité sur l’évolution des tarifs de l’électricité. Les acteurs de la filière auraient besoin de contrats à long terme qui leur assurent une évolution contrôlée et prévisible des tarifs.

Sandrine Garnier

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