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Ile-de-France: Pécresse critique le bilan de la future ex-PDG de la RATP dans la gestion des bus



Catherine Guillouard, PDG de la RATP qui en abandonnera les rênes le 30 septembre, pouvait rêver meilleur départ. Officialisée début septembre, sa décision de démissionner avait été saluée par plusieurs responsables politiques et par les médias. On avait mis en avant son humanité : pour la première fois, un patron de grande entreprise sacrifiait ses responsabilités et le salaire qui va avec pour devenir aidant auprès de ses vieux parents malades.

Or dans un courrier qu’elle lui a adressé jeudi 22 septembre, la présidente d'Île-de-France Mobilités, Valérie Pécresse, la rattrape par la manche pour la mettre face à ses responsabilités. Elle estime qu’en matière d’exploitation de lignes de bus, la RATP n’assure pas correctement ses missions de service public depuis la rentrée. Les performances sont «en net décalage avec vos obligations actuelles», déplore la présidente de l’autorité organisatrice dans un courrier qu’IdFM a transmis à l’AFP. «Cette situation, qui représente pour les usagers seulement trois bus sur quatre, est inacceptable», estime l’élue. L’exploitation, précise-t-elle, a subi «une dégradation très importante de la production, avec un taux de réalisation de l'offre de transport qui s'établit à environ 75%». Autre grief, une «forte variabilité […] d'un jour sur l'autre». En conséquence, la présidente de l’autorité organisatrice, qui finance les missions de la RATP en Île de France, exige que l’EPIC concrétise «les 100% de l'offre prévue par le contrat signé l'an dernier entre IdFM et la RATP» avec la présentation sous quinze jours d’«un plan d'action comprenant des engagements précis».

La RATP, qui encaisse tant bien que mal le coup, met en avant les difficultés de recruter des conducteurs qui «concernent l'ensemble des opérateurs franciliens», mais aussi les nombreux travaux sur la voierie à Paris, la canicule qui a conduit à rallonger le temps de pause des conducteurs etc. Fin août, il manquait 700 conducteurs à la RATP de bus sur 16 000, malgré de nombreuses initiatives pour recruter. Reste que cette situation reflète, selon certains observateurs, une politique de ressources humaines qui s’est dégradée, particulièrement celle concernant des salariés qui constituent le cœur de métier de la RATP. Ce qui est inquiétant pour l’entreprise qui va désormais être mise en concurrence pour la gestion de ses lignes de bus.

Marc Fressoz




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