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Keolis expérimente un «fraudomètre» à Besançon


Saluer les bons comportements et mieux sanctionner les mauvais, c’est le but du «fraudomètre» testé par Keolis dans les bus de Besançon. Cette innovation, développée par les équipes de Keolis et un cabinet lyonnais spécialisé en sciences comportementales, utilise le système de comptage des passagers déployé sur l’ensemble du parc de bus et trams du réseau Ginko, soit 125 véhicules. Ce système permet en effet d’identifier précisément et à chaque arrêt les montées et descentes des voyageurs. L’ensemble du parc de bus et tram est équipé, soit plus 125 véhicules. Ces équipements permettent entre autres, la remontée de statistiques précises sur la fréquentation. A chaque arrêt, le nombre de montées et le nombre de validations sont enregistrées et comparées. Selon le niveau de validations, un message s’affiche alors sur les écrans d’information pour «féliciter», «encourager» ou bien «alerter» les voyageurs.

Le «fraudomètre» s’appuie sur les sciences comportementales et le «nudge», une méthode visant à inciter les individus à adopter un comportement plus vertueux, pour rappeler aux resquilleurs ou aux étourdis de valider leur titre de transport. Les données du «fraudomètre» permettent aussi de connaitre les arrêts du réseau Ginko où la fraude est la plus importante, et l’intervention des contrôleurs peut alors être activée en temps réel. Ces données contribuent également à l’élaboration des plans de contrôle à venir. En test sur deux lignes de bus du réseau Ginko jusqu’en juillet, le «fraudomètre» sera ensuite déployé sur les autres lignes du réseau si les résultats sont fructueux.

Sandrine Garnier

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