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Keolis explore l’archipel de la jeunesse



Afin de mieux comprendre les attentes des jeunes sur les questions de mobilité, Keolis s’est penché sur les 18-30 ans en appliquant la méthode Keoscopie, qui consiste à croiser différentes sources de données et d’études, dont un important volet qualitatif. Il en ressort principalement que LE jeune n’existe pas… ou plus précisément que la jeunesse n’est pas une catégorie de population homogène. Ainsi, être jeune ne signifie pas forcément étudier dans une grande ville, rouler à vélo, militer contre les OGM et écumer les festivals de musique. Et si les plus jeunes ont été particulièrement affectés par la crise sanitaire, tous n’ont pas réagi de la même façon. A l’instar de leurs aînés, certains ont été ravis de se retirer du monde pendant les confinements, alors que d’autres ont souffert de l’isolement. De la même manière, la sensibilité aux questions environnementales ne constitue pas un marqueur générationnel: l’environnement arrive en 4e position parmi leurs priorités, derrière la santé, le pouvoir d’achat, et la pauvreté, mais devant les discriminations.

Concernant leurs choix de mobilité, les résultats de Keolis viennent tempérer les idées reçues sur le rejet de la voiture. Moins plébiscitée que par le passé, elle reste jugée indispensable par 80% des jeunes de grande couronne francilienne et 96% de ceux habitant le périurbain lyonnais, contre 16% des Parisiens et 49% des résidants de Lyon et Villeurbanne. Quant au passage du permis de conduire, il intervient plus tard dans la vie, mais ne disparaît pas: 68% en sont titulaires, et 24% ont l’intention de le passer. Ils sont pourtant 82% à avoir une image positive de la marche, en tête devant le vélo (81%), le covoiturage (70%) et le bus urbain (67%). La voiture électrique (63%) et sa version thermique (55%) devancent le RER (53%). Ces enseignements permettent de «sortir de l’immédiateté et de la simplification», souligne Eric Chareyron, directeur de la Prospective et père de la démarche Keoscopie. Lancée il y a plus de dix ans, la méthode permet d’affiner les connaissances sur les attentes en matière de déplacements, et se décline localement.

Le prochain sujet d’étude Keoscopie sortira du champ traditionnel, puisqu’il va porter sur les conducteurs de bus, avec l’objectif de mieux connaître leur profil, pour mieux cibler les campagnes de recrutement. « Mais cette fois, les résultats ne seront pas partagés », précise Annnelise Avril, directrice Innovation et Nouvelles Mobilités de Keolis.

Sandrine Garnier

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