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L’Etat compte sur le privé pour lancer un Intercité Nantes-Lille en 2027


Après avoir fait chou blanc une première fois en 2020 en se retrouvant en tête-à-tête avec la SNCF, le ministère des Transports relance un appel à candidature pour l’exploitation de ses lignes Intercités Bordeaux-Nantes et Nantes-Lyon. L’autorité organisatrice fait un appel du pied aux candidats, leur suggérant de proposer aussi «en option une offre pour le développement d’une liaison entre Nantes et Lille», annonce un communiqué du 16 septembre. Il s’agit de «répondre aux besoins de déplacement des usagers et promouvoir le développement d’un mode de transport vertueux», justifie l’autorité organisatrice. La décision d’ouvrir cette éventuelle transversale de train d’équilibre du territoire (TET) «sera prise en fonction du résultat des offres reçues».

A l’évidence, le gouvernement se donne du temps pour réussir le processus. Un avis d’appel à candidatures publié au Journal officiel va ouvrir la première phase. Les candidats qui auront été présélectionnés à l’issue de celle-ci pourront ensuite «faire valoir leurs atouts et propositions sur la base du dossier de consultation qui sera publié dans les mois qui suivent». Démarrage de l’exploitation du futur contrat subventionné en 2027.

On imagine que la Direction générale des infrastructures des infrastructures des transports et des mobilités (DGTIM), qui pilote l’affaire, a su tirer les leçons du ratage du premier processus. Pour commencer, le délai était bien trop court. Lancé en 2019, il devait déboucher sur un nouveau régime en 2022. Ensuite, l’effet de la crise du Covid sur le trafic avait rendu les conditions encore plus dissuasives. Les candidats potentiels (Arriva, Eurorail, etc.), dont Transdev paraissait être le plus sérieux, avaient reproché à l’Etat de libéraliser le marché des TET en commençant par deux lignes en net déclin et avec un déficit difficile à contenir. En outre, l’obligation de fait de confier à la SNCF l’entretien de leurs rames a fini de faire reculer les concurrents de l’entreprise publique.

Les nouvelles conditions ne sont pas encore connues, mais l’une des hypothèses en discussions ces derniers temps était que l’Etat mette à disposition du titulaire du contrat un atelier de maintenance neutre. Le fait qu’une troisième ligne de TET au départ de Nantes soit envisagée peut être vue comme la recherche d’un volume suffisant de trains à entretenir pour que cela soit pertinent économiquement.

Marc Fressoz




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