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L’intention de Bruxelles de bannir le GNV produit déjà ses effets pervers, alertent les métropoles



Face aux croisés du tout-électrique, que l’Union européenne veut imposer en 2035, les tenants du GNV passent à l’offensive pour défendre cette forme de gaz au sein d’un mix énergétique incluant aussi l’hydrogène. Cent signataires, parmi lesquels un grand nombre d’élus, interpellent les eurodéputés et les commissaires européens dans une tribune publiée le 28 avril par les echos.fr pour leur demander de soutenir le bioGNV. Leurs arguments ? C’est «une solution à prix abordable, compétitif par rapport au diesel» et qui permet de réduire plusieurs types d’émissions.

S’il porte sur le bioGNV, plus défendable que la version fossile (mais dont les capacités de production sont aujourd’hui insuffisantes), leur plaidoyer vise tout simplement à sauver la peau du GNV. Car selon eux, le signal envoyé par Bruxelles produit déjà un impact négatif. Selon eux, «des gammes entières disparaissent à mesure que les constructeurs se désengagent face aux barrières notamment européennes». Collectivités locales, autorités organisatrices et exploitants, qui ont commencé à investir dans des bus (14 000 véhicules) et des infrastructures risquent de se retrouver gros jean comme devant. Pour eux, il est donc «urgent de lever les barrières européennes au bioGNV».

A l’initiative de cette action de lobbying, se trouvent l’association européenne des véhicules au gaz naturel et bio (NGVA), GRDF et Grenoble Alpes Métropole. Ils ont entrainé plusieurs édiles, présidents ou élus de métropoles (Amiens, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Poitiers, Lyon, Strasbourg, Le Mans, Rennes, Toulouse, etc.) mais aussi des élus régionaux, départementaux, sans oublier les organisations du gaz ou les fédérations professionnelles (FNTV, OTRE, etc). Aurélien Berthelet est le seul exploitant signataire.

Leur pétition intervient dans une phase de négociation à l’échelle européenne du «paquet climat». En juillet 2021, la Commission européenne a mis sur la table son projet d’interdire la vente de véhicules à moteurs thermiques ou hybrides. Au printemps 2023, des textes concernant les poids lourds devraient être examinés avant un accord.

Marc Fressoz





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