top of page
Rechercher

La métropole de Bordeaux reconduit Keolis jusqu’en 2031 en écartant Transdev



Et le gagnant est… le sortant. Les élus de la métropole de Bordeaux ont fait connaître le 9 juin leur choix de reconduire une nouvelle fois Keolis aux commandes de leur transport urbain. Le réseau de Bordeaux, TBM, est depuis 2009 le fief de la filiale de la SNCF. Le 1er janvier 2023, elle repartira pour un bail qui s’étalera jusqu’à fin 2030 dans le cadre d’une délégation de service publique d’un montant total de 2 Md€, si l’on en croit le chiffrage qu’en fait un grand élu de Bordeaux. Au-delà des lignes de tram, de bus et prochainement de bus express, le réseau à gérer se compose d’une panoplie assez diversifiée: transport à la demande, navettes fluviales, vélos en libre-service, vélos à assistance électrique et parcs-relais. Faire revenir le public tout en limitant les coûts d’exploitation sera un vrai défi pour Keolis.

Pour Transdev, qui échoue une nouvelle fois en finale, la défaite est amère. «Offre de services, maintenance, développement durable et innovation, communication, conditions financières, la proposition de Keolis s’est avérée globalement supérieure à celle de son concurrent Transdev», a indiqué Bordeaux Métropole dans un communiqué publié le 9 juin. Comme à chaque marché de cette importance, les rumeurs ont précédé cette annonce, d’ailleurs alimentées par les élus. Lors d’un colloque au Sénat le 3 juin, le maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, confiait en aparté que «le choix avait été difficile car les offres de Keolis et de Transdev étaient très proches en termes de qualité et en termes financiers».

Sur le plan formel, la décision a été prise par la commission d’appel d’offre quelques semaines plus tôt, tandis que le président PS de Bordeaux Métropole, le socialiste Alain Anziani, a choisi de révéler le nom du candidat pressenti, un mois avant le vote, le 8 juillet, des élus du conseil métropolitain.

Marc Fressoz

bottom of page