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La Macif aide Bertolami à développer ses véhicules automatisés à la campagne



La Macif, premier assureur auto en France, entre au capital de Beti, filiale de l’autocariste drômois Bertolami spécialisée dans les navettes automatisées. «Cette opération est la première ouverture minoritaire du capital jusqu’ici intégralement détenu par Bertolami», indique Benjamin Beaudet, directeur général de beti. L’opération valorise celle-ci à plus de 4,2 M€, mais le montant investi par la Macif reste confidentiel. Si l’assureur est déjà impliqué dans les mobilités alternatives via Mobicoop ou Citiz, c’est la première fois qu’il entre au capital d’un acteur de la mobilité autonome.

Ainsi épaulée, la filiale de Bertolami et ses autres partenaires, SVMS (filiale de Vinci Construction) et Navya, vont pouvoir franchir un cap important en janvier 2023. Ils effectueront «pour la première fois en France, un déploiement de 7 véhicules automatisés dont 4 sans opérateur à bord», annoncent-ils. Autre particularité de l’expérimentation, elle aura lieu en partie à la campagne. Les navettes effectueront une boucle de 9,6 km rattachée à la gare de Crest (Drôme).

A terme, Bertolami nourrit le projet de transporter non seulement des personnes mais aussi des petits colis dans ses navettes. But: tenter de façonner un modèle économique pour ce type de service en monnayant le transport de colis auprès d’acteurs du e-commerce. Reste que l’horizon est bien dégagé puisque le projet global baptisé RIMA vient d’être retenu comme lauréat de l’appel à projet Mobilités routières automatisées, lancé dans le cadre du 4e programme d’investissements d’Avenir (PIA4) – France 2030.

Leur rôle respectif des quatre partenaires est bien défini. A beti, l’achat des véhicules et l’exploitation du service, à Navya la fourniture des packs de conduite autonome et l’assistance, à SVMS la signalisation routière de l’infrastructure (conception, fabrication et l’entretien des équipements). Et pour la Macif? Le caractère «inclusif» du projet et le soutien à une filière d’excellence ne sont pas la seule raison de sa présence. L’assureur compte en apprendre beaucoup sur un nouveau type de mobilité. Il «veillera à l’analyse de l’acceptabilité́ du réseau sans opérateur à bord et à l’assurance des véhicules autonomes déployés», explique-t-il.

Marc Fressoz



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