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La Renfe et ses rames à grande vitesse sont arrivés en France



La compagnie ferroviaire espagnole a débarqué sur les rails français lundi 16 janvier… pour y débuter les essais d’homologation des rames Talgo qu’elle exploitera commercialement «avant l’été», a-t-elle dévoilé. Ce sera sur les axes Madrid-Marseille et Barcelone-Lyon (où ont lieu ses essais) avec l’objectif de proposer en vitesse de croisière deux allers-retours par jour. La compagnie publique ibérique reprend les liaisons qu’elle a opérées pendant une dizaine d’années en coopération avec la SNCF. Dans ce cadre, celle-ci s’occupait pour sa part de faire circuler ses rames Duplex entre Barcelone et Paris. Mais en 2022, la logique de concurrence a pris le dessus. La SNCF, qui s’est implantée en Espagne avec ses Ouigo en 2021, a mis fin à cette entente sur les relations internationales. Elle fait désormais cavalier seul sur Paris-Barcelone et n’a pas cherché occuper les relations méridionales dont s’occupait son ex-partenaire. Celle-ci a donc la voie libre.

La Renfe a laissé entendre fin décembre qu’elle pourrait éventuellement investir la liaison Paris-Barcelone, à plus long terme. Mais ce marché est-il suffisant pour deux acteurs? L’entreprise ferroviaire espagnole, qui a obtenu les certificats de sécurité sur Madrid-Marseille et Barcelone-Lyon, doit encore former ses cheminots pour pouvoir faire circuler ses trains sur les lignes françaises. La formation des conducteurs pourrait être achevée fin avril.

A l’instar de Trenitilia, le Renfe devrait obtenir une ristourne provisoire sur les péages accordée par SNCF Réseau. Cette mesure autorisée aide les nouveaux entrants à amortir en partie les importants frais d’adaptation au réseau français, qui constituent une des barrières à l’entrée. Ces réductions permettent aussi à Réseau, tenu de compter de plus en plus sur ses recettes commerciales de péages pour fonctionner, d’attirer davantage de trafic.

Marc Fressoz


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