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La Société du Grand Paris cherche du travail pour ses ingénieurs au-delà du métro


Pour faciliter la construction du super métro, la Société du Grand Paris (SGP) a fini par internaliser une armée d’ingénieurs venus d’Egis, Systra, Setec... qui travaillaient pour elle comme assistants à maître d’ouvrage. Aujourd’hui, elle réfléchit déjà à la façon d’occuper cette matière grise une fois le cap d’activité passé. Dans cette perspective, elle a validé le 12 mai la création d’une filiale «compétente pour conduire des études en vue de la réalisation d’autres projets d’infrastructures, soit d’extensions potentielles du Grand Paris Express, soit sur des projets se situant au-delà de la maîtrise d’ouvrage du GPE».

L’idée a commencé à germer sous la présidence de Thierry Dallard, à qui Jean-François Monteils a succédé. Concrètement, «il s’agit de positionner cette filiale sur la réalisation d’études préalables à des grands projets dans le cadre d’enquête publique», illustre un porte-parole de la structure. La mise en place d’une telle activité serait l’affaire de quelques mois seulement.

Mais le chef d’orchestre du Grand Paris rêve plus grand encore. «Par la suite, la SGP pourrait se voir confier la maîtrise d’ouvrage travaux des projets dont elle aurait conduit les études préalables», précise-t-on. Si on développe la logique, cela pourrait amener la SGP à aller sur le terrain de l’ingénierie privée, mais aussi de SNCF Réseau. Dans l’établissement public, on calme le jeu. «Si cela aboutit, ce ne sera pas tout de suite, il faudra forcément en passer par une loi pour modifier les missions de la SGP qui en principe disparaît une fois le projet livré», indique-t-on au siège. Le projet surprend et inquiète. Bernard Cathelain, membre du directoire de la SGP, a tenu à rassurer les grandes ingénieries dont les dirigeants redoutent tout de même la concurrence d’un établissement public, détenu par l’Etat.

De son côté, Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités, a son mot à dire. «La SGP peut étendre son champ d’action, dès lors que ce n’est pas avec les ressources du contribuable francilien», prévient-elle, une fiscalité locale apportant les recettes récurrentes de l’établissement. Pour elle, pas question de payer des études pour un projet ferroviaire dans les Hauts-de-France.

Marc Fressoz


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