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Le BEA-TT se penche aussi sur la détection incendie des bus Bolloré parisiens


Quel avenir pour l’activité Bluebus? L’incendie à Paris de deux bus vieux de moins d’un an inquiète les actionnaires du groupe Bolloré. Tout en expliquant que ces sinistres survenus le 4 avril et le 29 avril commenceront par coûter «10 M€» en 2022 au titre du rappel des véhicules, le PDG du groupe, Cyrille Bolloré, a tenté de rassurer les actionnaires. La cause principale de l’incendie ne viendrait pas d’un «défaut d’électrochimie» mais «peut-être de l’assemblage d’un composant électronique sur une série donnée», a-t-il précisé le 27 mai lors de l’assemblée générale du groupe. Mais la facture risque d’être beaucoup plus salée lorsque ses clients formuleront des demandes de dommages-intérêts.

Ile de France Mobilités (IdFM) et son opérateur, la RATP, restent circonspects. Fin avril, ils ont retiré de la circulation 149 bus de 12 mètres du constructeur breton. Ils ont saisi l’Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) pour mieux évaluer les risques technologiques de ces véhicules, dont ils conditionnent le retour aux conclusions de l’organisme. Mais comme celles-ci ne sont pas attendues avant quelques plusieurs mois, les bus devraient rester au garage un certain temps. D’autant qu’à écouter Laurent Probst, le directeur général d’IdFM, le rapport du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) sera également décisif. L’organisme se penche déjà sur ces deux incendies. Ses travaux ne se limitent à l’examen des éventuelles faiblesses de la technologie des batteries Lithium métal polymère. Ils portent aussi sur les moyens d’alerte incendie à bord car, «selon les premiers éléments recueillis, le conducteur n’aurait pas été alerté par un moyen propre au véhicule du départ de feu», relève le BEA-TT. Autres sujets: «la conception de ces véhicules et les moyens de protection des batteries qui les équipent», ainsi que «les moyens éventuels d’extinction automatique permettant de limiter une propagation rapide du feu». Les enseignements du futur rapport sur les conditions d’intervention des pompiers et sur les risques de pollution, intéresseront à coup sûr tout l’écosystème du bus électrique. Mais il faudra patienter car une investigation du BEA-TT prend au minimum une bonne année.

Marc Fressoz

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