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Le monde souterrain prépare la place au vélo


Société d’économie mixte contrôlée par la Ville de Paris et dont Keolis possède une part via Effia, la Saemes a remporté ces dernières années plusieurs contrats de concessions de parkings souterrains remis en jeu par la Ville de Paris, souvent en succédant à Indigo. La capitale et son délégataire profitent de ce nouveau cycle pour adapter les parkings aux évolutions de la mobilité. La visite, mi-avril, d’un important parc en pleins travaux (pour un montant de 7 M€), situé près de l’église Saint-Augustin à Paris, a donné l’occasion à l’exploitant de montrer un échantillon des chamboulements que cela entraîne. Premier constat : avec 320 places sur 970 dotées d’un point de recharge pour voiture, le délégataire va au-delà des obligations en termes de proportion. Et essuie les plâtres avec des contraintes jugées excessives, et donc coûteuses. «On vit une période intermédiaire, la réglementation pour l’électrique évolue, dans cinq ans elle sera peut-être figée», espère Ghislaine Geffroy, directrice générale de la Saemes.

En attendant, «avec 1000 bornes en tout à Paris, nous sommes n° 2 derrière la Ville, qui en a 1500». Ce n’est pas la seule évolution. L’accueil de vélos classiques ou électriques engendre des travaux conséquents, nécessitant un ascenseur plus grand pour permettre de rentrer et de sortir avec son vélo. «Nous sommes très attachés aux métiers de la mobilité et souhaitons accorder de la place aux services : gestion de casques, réparation, recharge de batterie pour deux ou quatre roues, etc.», poursuit la directrice générale. S’ajoute au niveau -1 des espaces réservés à des start-up de la cyclo-logistique, comme Cigogne. Saemes attend que d’autres jeunes pousses lui proposent de bonnes idées.

Marc Fressoz

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