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Le programme transport du candidat Macron reste dans le flou


Toujours rien, à moins d’un changement de dernière minute. Avant le premier tour de la présidentielle, il faudra donc se passer de la vision d’ensemble et des propositions détaillées du candidat Emmanuel Macron en matière de transports, d’infrastructures et de logistique. Chez le think tank Transport développement intermodalité environnement (TDIE), on constate en effet avec un léger agacement que « ses équipes n’ont finalement pas répondu à notre questionnaire ». A chaque scrutin, l’association adresse en effet un solide dossier aux différentes écuries présidentielles. Le 24 mars, lors de la restitution des réponses apportées par les concurrents du président sortant, le coprésident Philippe Duron avait indiqué attendre dans les prochains jour les réponses de l’écurie macroniste. Mais force est de constater que le candidat et son parti En Marche ont finalement snobé cet exercice démocratique, auquel Emmanuel Macron s’était prêté lors de la campagne présidentielle de 2017. Il lui avait permis de mettre en valeur son approche.

Cela ne signifie pas que pour le cru 2022, le candidat soit dépourvu d’idées. Mais, il faut les guetter au gré des quelques interventions des porte-paroles de campagne. Le 5 avril, au salon du transport et de la logistique de Villepinte au nord de Paris, dans un débat avec d’autres représentants de candidats, le député Jean-Marc Zulesi a laissé comprendre qu’un second quinquennat servirait à continuer ce qui a été entrepris lors du premier. Mais reflétant la paresse de l’écurie présidentielle, il s’est contenté de citer quelques mesures : accompagnement de la mise en place des ZFE, classement du carburant B100 dans la liste Crit’air 1, travail sur le mix énergétique, etc. En matière programmatique, le progrès paraît réduit par rapport à l’intervention désastreuse de l’eurodéputée Fabienne Keller le 17 mars lors du grand oral de TDIE. De son aveu, la plupart des sujets étaient alors en arbitrage, ce qui semble toujours le cas, et elle n’avait rien à exposer.

Marc Fressoz



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