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Le Train franchit une étape en obtenant sa licence ferroviaire

Dernière mise à jour : 4 janv.



La société Le Train, qui projette de mettre en place une desserte ferroviaire à grande vitesse dans le grand ouest, dispose désormais de sa licence ferroviaire, publiée au JO le 24 décembre. Elle avait adressé sa demande au gouvernement en août 2022, lequel a donc jugé que l’entreprise avait fourni les garanties financières requises. La licence est valable jusqu’au 31 décembre 2023.

Pour cette start-up du rail, il s’agit d’un premier sésame, mais il lui reste encore lever plusieurs barrières. «Cette licence n'ouvre pas droit, par elle-même, à l'accès à l'infrastructure ferroviaire, qui est régi par la réglementation applicable à chaque pays de l'Union européenne», précise l’arrêté. Sur le plan réglementaire, Le Train, qui a décalé l’an passé son démarrage aux alentours de 2023-2024, devra ensuite obtenir l’agrément pour le matériel roulant et pour les conducteurs, et décrocher son certificat de sécurité. Mais en premier lieu, il lui faut lever des financements importants (de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros), en cours de négociations, pour acquérir une douzaine de rames à grande vitesse et se structurer. La société dévoilera le nom de son constructeur le 23 janvier. Ce devrait être Talgo, qui procède actuellement avec la Renfe à l’homologation en France d’un modèle de rame à grande vitesse, que la compagnie basée à Angoulême espère également exploiter.

Reste qu’accéder au marché ferroviaire français demeure un parcours du combattant. Lors d’un colloque à Bordeaux, fin 2022, les néo compagnies Le Train, KevinSpeed, Midnight Trains, ou encore RailCoop ont partagé leurs difficultés communes. Entre l’obtention des sillons, des financements, l’achat des rames, etc. tout est lié. «Cela ressemble à un château de cartes, tout peut s’effondrer si une seule carte fait défaut», résume Adrien Aumont, directeur général de Midnight Trains.

Titulaire d’une licence ferroviaire, RailCoop est pour l’instant bloqué. Il cherche des financements pour finir d’acheter son parc de trains et engager leur rénovation et prépare un nouveau type de levée de fonds, notamment auprès de particuliers.


Marc Fressoz




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