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Les coopératives de la mobilité plaident pour une «économie du réel»


Les dirigeants de 9 sociétés coopératives plaident pour «faire émerger un modèle économique vraiment responsable et démocratique», à l’inverse de la bulle financière générée par les start-up, qui profite paradoxalement à «des priorités hors sol face aux réalités sociales et écologiques», soulignent-ils dans une tribune publiée sur le site du Monde le 9 septembre. Le fonctionnement des marchés financiers favorise les retours sur investissements potentiels des «solutions de paiement fractionné pour les achats impulsifs, spéculation sur les cryptomonnaies, solution de publicité sur Internet»... Pour inverser la tendance, et «restaurer la souveraineté des citoyens sur les orientations économiques», les signataires, réunis au sein de l’association Licoornes, veulent soutenir les «démarches citoyennes» et particulièrement les «sociétés coopératives d’intérêt collectif ». Parmi eux, figurent trois dirigeants de coopératives du secteur de la mobilité: Dominique Guerrée, président de Railcoop, Jean-Baptiste Schmider, président-directeur général de Citiz ; et Bastien Sibille, président des Licoornes et de Mobicoop.

Afin de «favoriser le financement citoyen» des coopératives, qui «ne rémunèrent pas ou peu leur capital», les Licoornes demandent «un renforcement du soutien public, par exemple par la hausse de la déduction fiscale liée aux investissements des particuliers dans ces structures». Et pour appuyer le propos, la tribune cite l’exemple de la levée de fonds de 450 M€ réalisée en 2021 par Back-Market, une plate-forme de vente d’objets électroniques reconditionnés, alors que «Label Emmaüs, son pendant de l’économie sociale et solidaire, avec seulement dix fois moins de salariés (dont un tiers en parcours d’insertion), levait 150 000 euros (soit 3 500 fois moins) auprès de petits porteurs».

Sandrine Garnier

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