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Les voyageurs d’affaires de retour dans les trains


Selon le cabinet EPSA, le voyage d’affaires en France aura recouvert cette année à 67% son niveau d’activité de 2019. Le retour aux volumes d’affaires d’avant Covid pourrait être atteint fin 2024, poussé d’une part par la reprise des déplacements et d’autre part par l’inflation (augmentation du panier moyen). Une analyse confirmée par SNCF Voyageurs: «Les clients qui voyagent pour motif professionnel, en train, sont revenus à 85-90% depuis le printemps. Les très petites et moyennes entreprises sont même revenues à leur niveau de 2019.» L’opérateur ferroviaire anticipe également un retour aux niveaux de 2019 d’ici 2024. Ces constatations sont confirmées par une étude réalisée par Opinion Way, réalisée les 13 et 14 septembre 2022. Ce rebond s’explique par un assouplissement des mesures sanitaires au sein des entreprises : 85% des entreprises appliquent des règles moins strictes en matière de politique de déplacements, post Covid. 8 voyageurs pros sur 10 estiment que les déplacements professionnels sont indispensables ou nécessaires à la réalisation de leurs missions, en particulier pour les RDV commerciaux et la formation. Les voyageurs pros allongent la durée de leurs déplacements, ce qui favorise l’usage du train pour des déplacements plus longs (au-delà de 3h30 ou 4h), de même que la prise en compte croissante de l’impact écologique dans leurs déplacements.

SNCF Voyageurs a développé des offres commerciales en direction de cette clientèle, dont la carte Liberté, qui totalise 230 000 détenteurs. Les télétravailleurs représentent une autre cible, pour laquelle le forfait Max a été lancé il y a un an. Adapté aux besoins des personnes qui télétravaillent 2 à 3 jours par semaine et proposé à un prix équivalent à 40% de réduction par rapport à son équivalent valable 5 jours par semaine, cet abonnement a été souscrit par 8 500 personnes. Pour aller plus loin, la SNCF réfléchit à une offre qui pourrait remplacer la voiture de fonction et «répondre aux enjeux du développement durable», indiquait le directeur de TGV-Intercités, Alain Krakovitch, à la mi-septembre.

Sandrine Garnier

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