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Lohr: Cristal poursuit sa route, mais sa version autonome reste au dépôt


Les navettes électriques Cristal de Lohr circulent depuis environ six mois à Ajaccio, Orange, Avignon et Saverne. Elles sont actuellement 20 au total, et une cinquantaine devraient être livrée d’ici la fin de l’année 2022. L’objectif de l’entreprise est de dépasser les 100 unités vendues d’ici la fin 2023. Des projets sont en cours en Allemagne, en Suisse, ainsi qu’à Strasbourg où Cristal pourrait s’intégrer dans le réseau de bus, sur une ligne secondaire. Conçue pour être utilisée en attelage virtuel de quatre navettes maximum, Cristal permet ainsi de moduler l’offre de transport suivant les heures de la journée sans avoir à rajouter de conducteur, et sans mobiliser un gros véhicule qui tournerait à vide la plupart du temps. Le résultat de la consultation est attendu après l’été. L’avenir de sa version autonome, iCristal, s’annonce quant à lui moins radieux, après l’abandon par Transdev de sa filiale Système de transport autonome. Le partenariat qui la liait à Lohr et Mobileye est désormais caduc. «Nous continuons à y croire. Dans le petit monde des solutions de transport autonome, la bonne solution passe par la rencontre des savoir-faire entre le constructeur du véhicule, le gestionnaire de flotte, et le fournisseur de l’autonomous driver, souligne Jean-François Argence, directeur de Lohr. La plateforme autonomisable Cristal reste pertinente.» Chez Lohr, on refuse de se laisser abattre. L’annonce d’un nouveau partenariat serait même en vue. Ces déboires reflètent la situation de flottement qui semble s’installer dans le secteur des navettes autonomes de passagers en France. Le passage au niveau 4 (sans safety driver) n’est toujours pas en vue, malgré l’accumulation des expérimentations…

Parallèlement, Lohr est engagé dans un projet de train très léger avec la SNCF, IBS pour la batterie, Station-e pour la recharge, et Railenium. Conçu pour circuler sur les lignes de desserte fine sans nécessiter de mise à niveau importante de la voie, Draisy annonce une autonomie de 100 km grâce à ses batteries et à du biberonnage en station, pour une capacité de 80 passagers, et une vitesse maximale de 90 km/h. Potentiellement, ce type de matériel à moins de 10t par essieu pourrait circuler sur 9000 km de petites lignes, peu ou plus du tout circulées. Doté de près de 30 M€, le projet prévoit doit aboutir à la mise en service d’un démonstrateur en 2025.

Sandrine Garnier

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