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Lyon: la ligne B du métro automatisée


L’automatisation de la ligne B du métro lyonnais est effective depuis le 25 juin. Initié en 1992, ce projet réalisé sans interruption de l’exploitation a nécessité un investissement de 387 M€ pour le renouvellement du système de pilotage et l’acquisition de 36 nouvelles rames Alstom MPL16. Avec l’augmentation des fréquences, la capacité de la ligne s'accroît de 30% sur cette ligne Nord-Sud, qui transporte 180.000 voyageurs par jour. Ce «moment historique» selon le président de la Métropole et de Sytral Mobilités, Bruno Bernard, va être suivi d’un «2e moment historique» avec l’extension de la ligne en 2023 vers Saint-Genis Laval, soit deux stations supplémentaires. La capacité de la ligne augmentera alors de 50% à la pointe, avec la possibilité de faire passer les rames de deux à quatre voitures. D’ici là, l’ensemble des nouvelles rames auront été livrées sans retard, garantit Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France. Quant aux anciennes rames MPL 75, elles vont être peu à peu remises en service sur la ligne A du métro, dont l’automatisation est prévue pour 2035. «La qualité de la maintenance réalisée par nos équipes a permis de conserver ces rames en excellent état», souligne Frédéric Baverez, directeur exécutif France de Keolis, exploitant du réseau TCL, qui complète aussi son expertise en matière de métro automatique.

Qualifié d’anti-métro au début de son mandat, en raison de l’abandon du projet de métro E entre Lyon et Tassin, Bruno Bernard affirme que «le tram souterrain retenu permettra d’économiser 1 Md€, et donc de financer davantage de projets , alors que le plan de mandat du Sytral prévoit un investissement de 2,5 Md€ d’ici à 2026. La collectivité sera-t-elle en mesure de tenir le rythme, sans éroder l’équilibre d’exploitation? «La fréquentation du réseau est revenue à 90%, et la dynamique du VM est favorable puisque son niveau en 2021 est supérieur à celui de 2019, ce qui démontre la résilience du territoire. De plus, les investissements programmés pour améliorer l’offre vont nous permettre d’attirer davantage de voyageurs», poursuit-il. Avec un R/D de 60%, le réseau TCL reste un des plus performants de France. Un facteur d’attractivité supplémentaire pour les candidats à l’exploitation des deux lots de transport souterrain et de surface pour lesquels les DCE sont attendus en novembre.

Sandrine Garnier

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