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Des voitures en moins dans le Grand Paris, mais davantage en banlieue Est


Le parc de voitures immatriculées dans le Grand Paris diminue depuis 2018, selon une étude publiée par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), le 21 avril. Voitures et véhicules utilitaires légers sont pourtant passés de 2,79 millions à 2,96 millions au total en neuf ans. Après avoir augmenté fortement jusqu’en 2014-2015, le parc de véhicules légers a commencé à décroître en 2018. À Paris même, cette diminution est observée depuis 2012, selon l’Apur, avec en moyenne 3 400 véhicules (VP et VUL) en moins chaque année, soit une baisse de -0,5% sur la période 2012-2021. La diminution s’accélère sur les dernières années avec jusqu’à 6 000 véhicules de moins par an en moyenne, soit une baisse moyenne de –0,9 % sur la période 2018-2021. La banlieue Est suit une tendance inverse. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, le parc des territoires de Plaine Commune et de Paris Terres d’Envol augmente constamment (respectivement de +2,5 % et de +1,8 %, en moyenne par an) avec une plus faible augmentation ces trois dernières années (respectivement de +1,2 % et +0,7 % en moyenne annuelle sur la période 2018-2021 pour les VP et VUL).

Selon l’Apur, la réduction globale du parc de véhicules est liée au durcissement des règles du contrôle technique intervenu en 2018, qui aurait accéléré la mise au rebut des véhicules anciens sans qu’ils soient remplacés. La durée de validité du contrôle technique étant de deux ans, les effets de ces nouvelles règles devraient perdurer jusqu’à fin 2021. «Le développement du réseau de transport collectif, l’essor du vélo et des énergies alternatives, la multiplication des zones à faibles émissions mobilité et l’augmentation du coût des véhicules accentueront-ils la baisse du nombre d’immatriculations dans la Métropole?», s'interroge l’Apur. L’étude note également que l’évolution du nombre de véhicules Crit’Air 3, 4, 5 et non classés depuis 2012 à Paris et dans la Métropole, comparée à celle de l’Île-de-France et du parc national, ne permet pas d’observer d’effet significatif des ZFE-m parisienne et métropolitaine.

Sandrine Garnier

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