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Nancy choisit un trolley suisse pour remplacer son faux tram sur pneu




Après le fiasco du TVR, retour à des solutions classiques et éprouvées pour le réseau urbain de Nancy. Le successeur du calamiteux tramway sur pneu, qui pénalise encore les usagers par ses pannes chroniques, sera un trolleybus construit par le Suisse Hess, modèle LighTram 25 DC, d’une longueur de 24 mètres et rechargeable en ligne. En juillet, la Métropole du grand Nancy a choisi d’acquérir 25 trolleys de ce type pour 35 Md€, en s’appuyant sur l’expertise de la Centrale d’Achat du Transport Public (CATP). La livraison doit intervenir au printemps 2024 pour une entrée en exploitation en septembre sur la ligne 1.

Ce sera la fin d’un épisode commencé en 2001 avec l’arrivée de cette solution technique singulière: le TVR est un véhicule routier articulé guidé par un rail sur une voie réservée et alimenté par l’électricité, mais que le conducteur peut prendre en main et faire rouler sur la voierie à l’aide des moteurs diesel. L’astuce qui s’est avéré être la tare: le galet débrayable servant au guidage. Caen, qui avait opté pour ce même TVR, l’a mis à la casse de façon anticipée il y a 10 ans, tandis que Nancy, qui devait l’exploiter jusqu’en 2031, a tergiversé.

En attendant, les conséquences sont lourdes alors que la fréquentation et les finances du réseau STAN ont été chahutées par le Covid. Le TVR les plombe encore plus. «La fréquentation se situe aujourd’hui entre 75 et 79% alors que certaines agglomérations sont revenues à 95%, explique Patrick Hatzig, vice-président du Grand Nancy responsable de la mobilité. La raison est simple. Si elle est plutôt bien remontée sur les autres lignes, le TVR nous tire vers le bas à cause de ses dysfonctionnements. Or, le TVR, c'est pratiquement la moitié de la fréquentation sur le réseau.»

La prochaine étape sera le démontage du véhicule, l’adaptation du site propre (avec les rames, le budget est d’un peu moins de 70 M€) et l’entrée en lice du trolley. Celui-ci doit être le fer de lance du nouveau plan métropolitain des mobilités, qui consiste à dimensionner le réseau à l’échelle de la métropole et à intégrer les nouvelles mobilités. L’ambition de l’autorité organisatrice est d’investir, tout compris, 300 M€ jusqu’aux prochaines municipales en 2026.

Marc Fressoz



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