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Partage de la voirie: les trottinettes, origine ou symptôme du malaise ambiant ?



Accidentologie, empreinte environnementale, modèle social des services en free-floating… les trottinettes électriques concentrent les critiques. Sommés par la mairie de prendre des mesures pour améliorer la sécurité et le civisme des usagers, les trois opérateurs parisiens, Lime, Tier et Dott, pourraient bien se voir interdits de circulation si les résultats ne sont pas flagrants. Mais les nouvelles exigences de l’exécutif parisien suffiront-elles à apaiser l’ambiance dans les rues de la capitale? Suffirait-il de se débarrasser des trottinettes électriques en libre-service pour régler le problème? A y regarder de plus près, les utilisateurs d’engins de déplacement personnels motorisés (EDPM) pourraient bien être les boucs émissaires des conflits dans le partage de l’espace public.

La dernière édition du baromètre de la prévention routière Allianz France-CSA nous apprend qu’un Français sur deux a une perception négative du partage de la route. Et si plus de 8 Français sur 10 estiment que la cohabitation entre les automobilistes et les conducteurs d’EDPM est dangereuse, ils sont 7 sur 10 à partager le même sentiment concernant la cohabitation entre automobilistes et cyclistes. La première raison invoquée est l’inattention des automobilistes... qui se sentent eux-mêmes stressés par les EPDM (81%), les conducteurs de deux-roues motorisés (67%), les cyclistes (65%) et même les piétons (52%). Plus fort encore: 64% des conducteurs d’EPDM estiment que les utilisateurs d’EPDM ne font pas preuve de civilité. Une proportion qui atteint 52% à l’intérieur de la «famille» des cyclistes…

Si chacun a peur de l’autre, comment éviter que la situation dégénère en guerre de tous contre tous? Les répondants à l’enquête menée par Allianz et l’institut CSA sont 90% à souhaiter une augmentation des pistes cyclables. Ils proposent aussi une meilleure identification de l’espace des différents usagers aux intersections (89%). Mais ils oublient de préciser que leur propre connaissance du code de la route est souvent lacunaire: 57% des sondés ont donné des réponses insuffisantes à un quiz consacré aux règles du partage de la route…

Sandrine Garnier


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