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Rail Europe joue la carte du ticket européen


Reprise en mars dernier par le fonds d’investissement Hivest et Bpi France, l’ex-filiale de la SNCF et des CFF Rail Europe compte bien défendre et conforter sa place de leader sur le marché du billet de train international. Porté par les objectifs européens (RTE-T, réseau de trains de nuit, réduction des émissions), le voyage en train revient en force, même si la clientèle affaires reste en-deçà des niveaux pré-Covid. De plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux, les voyageurs font aussi leur bilan en termes de temps passé (ou perdu?) dans les trajets. Le train permet bien souvent de travailler et de réduire les délais de pré et post-acheminement. «En loisirs comme en affaires, la limite est à 5 heures de trajet, indique Björn Bender, le nouveau président de Rail Europe, entré en fonction début novembre. Paris-Francfort en est l’exemple parfait.»

La conjoncture est donc favorable aux trajets ferroviaires européens… à condition de permettre aux clients d’acheter leur billet. «Le marché européen du train reste complexe. Les différents opérateurs ferroviaires n’ont jamais donné la priorité à l’international, d’où le besoin d’intégrateurs pour proposer des réservations rapides et fiables. Avec Rail Europe, les voyageurs peuvent réserver un billet dans plus de 30 pays, via notre site internet. Et nos solutions sont transparentes pour nos partenaires transporteurs», souligne Björn Bender. Auparavant responsable de l’innovation et de la recherche aux CFF, il insiste sur la facilité de mise en œuvre des solutions techniques proposées aux grands comptes, «qui peuvent se connecter avec Rail Europe via une API». Rail Europe veut également se rapprocher des agences de voyage et des tour-opérateurs, via une plateforme internet dédiée, pour mieux répondre aux attentes de la clientèle. Autres pistes en réflexions : le dernier kilomètre, et les trajets transfrontaliers régionaux.

S. G.