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Rive droite du Rhône: Avignon - Pont-Saint-Esprit rouvert aux voyageurs


Après 50 ans d’interruption, la ligne ferroviaire de la rive droite du Rhône rouvre pour le trafic voyageurs à partir du 29 août, entre Avignon et Pont-Saint-Esprit via Bagnols-sur-Cèze, avec 8 AR quotidiens. Dans une seconde étape, en 2026, les trains desserviront également les gares de L’Audun-l’Ardoise, Roquemaure/tavel, Villeneuve-lès-Avignon, ainsi qu’Aramon, Remoulins/Pont du Gard et Marguerittes, en direction de Nîmes. La ligne de 82 km dessert un bassin de plus de 447 000 habitants et 225 000 emplois. «Une partie importante de la population de Pont-Saint-Esprit vient travailler en Avignon, souligne Jean-Luc Gibelin, vice-président de la région Occitanie. En train, le trajet prend 30 minutes au lieu de 50 minutes en voiture.» Un argument qui devrait faire mouche: 200 000 passagers annuels sont attendus à partir de 2026.

Mise en service au 19e siècle pour relier Givors (Rhône) à Nîmes, la «ligne de la rive droite du Rhône» desservait 17 gares sur 254 km de tracé. Elle a été réservée au fret en 1973. En 2006, cette décision était remise en question à l’occasion du débat public prospectif «Vallée du Rhône/Arc languedocien». Mais il faudra attendre 2016 et la concertation menée par la Région Occitanie sur le rail pour lancer véritablement la réouverture de la ligne, projet pour lequel la Région a déjà mobilisé 12,8 M€ sur un budget total évalué à 100 M€ par SNCF Réseau. A cheval entre Occitanie et PACA, cette ligne va permettre également la connexion avec Auvergne Rhône-Alpes, qui prépare la réouverture aux voyageurs de la ligne Le Teil – Romans-sur-Isère via Valence TGV et Valence Ville, à l’horizon 2028.

Cette réouverture symbolise aussi l’engagement de Carole Delga, présidente de la Région, afin de densifier le réseau ferroviaire local: «Nous voulons des trains partout!», lance-t-elle, en évoquant les réouvertures prochaines de Montréjeau – Luchon, et Alès-Bessèges, financées à hauteur de 67 M€ chacune. Et pour remplir ses trains, l’exécutif régional pratique une politique tarifaire très attractive. Gratuité pour les 18-26 ans, abonnement annuel domicile-travail plafonné à 45€ par mois, billets à 1 €… le réseau ferroviaire liO est d’ailleurs qualifié de «train le moins cher de France», assure Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs. Au détriment de l’équilibre d’exploitation? «C’est un choix politique», répondent en chœur Carole Delga et Jean-Luc Gibelin, qui veulent offrir à leurs concitoyens une alternative à la voiture individuelle, et garantir à tous le droit à la mobilité. L’objectif est de transporter 100 000 voyageurs par jour d’ici à 2030 à bord des trains régionaux liO.

Sandrine Garnier

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