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Sophia Antipolis teste un service de navettes avec Berthelet

Dernière mise à jour : 14 avr.


Depuis le 7 avril, deux navettes autonomes Navya proposent aux 1600 salariés d’un quartier de Sophia Antipolis de parcourir le dernier km de leur trajet. Lancée dans le cadre du projet ENA, cette expérimentation s’intègre dans l’offre de transports de la Collectivité d’agglomération de Sophia Antipolis (CASA), dans la continuité d’une ligne de BHNS : les horaires de passage et la réservation des navettes sont accessibles depuis l’application Envibus Cap Azur. Gratuit, le titre de transport est obligatoire, car il atteste le consentement de la personne à participer à l’expérimentation. Opéré par Berthelet, le service SophIAbus fonctionne du lundi au vendredi, de 7h30 à 9h30, de 11h45 à 14h15 et de 16h30 à 18h30, avec un passage toutes les 10 minutes. Cinq arrêts sont desservis tout au long de l’avenue Roumanille, sur un trajet d’un peu plus de 1 km. Le cas d’usage est similaire à celui de l’expérimentation Mia menée dans la banlieue de Lyon jusqu'au printemps dernier, également opéré par Berthelet avec ses navettes Navya.

Cette fois-ci, SophIAbus permettra de tester un système innovant de détection de mouvement visant à repérer si une voiture est en mouvement à partir d’une place de stationnement, pour éviter ainsi un freinage d’urgence. L’ensemble des informations collectées seront recueillies et analysées par les équipes de chercheurs de l’Université Gustave Eiffel, partenaire du projet. Ce projet est soutenu dans le cadre du Plan d’Investissement d’Avenir (PIA) opéré par l’Ademe et labellisé par le pôle CARA. L’expérimentation représente un coût pour la CASA de 1 160 000€ dont 50% de subvention et 17% de la Région Sud, soit 780 000€ d’aides. La CASA a dépensé 700 000€ en travaux d’aménagement, réalisés par Eiffage Energie Système, dont la plupart seront réutilisables après l’expérimentation. Les coûts d’exploitation s’élèvent à 460 000€, intégrés au budget global de l’expérimentation.

Sandrine Garnier