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Toulouse confirme le renouveau du téléphérique urbain avec sa ligne Téléo




Avec ses 3 kilomètres, c’est désormais la plus longue ligne de téléphérique urbain en France. Le 13 mai, les élus toulousains ont inauguré Téléo, intégré, via la ligne B du métro et plusieurs lignes de bus, au réseau urbain qu’exploite Tisseo. Les travaux ont débuté en 2019 et l’investissement s’élève à 82 millions d’euros. Equipée par Poma, qui l’avait emporté face trois compétiteurs (Doppelmayr, Leitner et BMF), cette ligne située au sud de Toulouse dessert trois services publics : l’université à l’Oncopole via le CHU Rangueil en franchissant la Garonne. Autre avantage de ce tracé : établir un pont est-ouest dans un réseau dessiné en étoile depuis le centre. Résultat, un trajet de «10 minutes entre Oncopole et l’université contre 30 minutes en voiture», vante Tisseo. Capacité annoncée: jusqu’à 8 000 voyageurs par jour, avec une fréquence de 1 mn 30 en heure de pointe.

Ce n’est pas la première ligne de téléphérique urbaine de nouvelle génération à fleurir en France. Avant la ville rose, Brest a essuyé les plâtres en 2016, non sans difficultés, sur une distance sept fois plus courte (420 m). En mars dernier, en outre-mer, Saint-Denis de la Réunion, avec son relief propice, a inauguré son téléphérique urbain, surnommé « le papang » en référence à l’oiseau rapace emblématique de l’île. Une seconde ligne (1,3 km) est déjà dans les tuyaux. Après Grenoble en 2024 normalement avec son télécable, le prochaine réalisation phare se situera en Ile-de-France en 2025. La ligne dépassera les 4 km, et son exploitant sera connu fin 2022, quand Ile-de-France Mobilités dévoilera le nom du vainqueur de l’appel d’offre qui comprend également des lignes de bus.

Moins coûteux qu’un tram au kilomètre (mais également moins capacitaire avec 1500 voyageurs par heure), ce système par câble séduit les élus. Il permet de franchir les obstacles naturels à moindre coût et a l’avantage d’offrir une fréquence imbattable. Revers de la médaille, les opérations de maintenance immobilisent le matériel. Plusieurs métropoles ou villes sont engagées à des stades plus ou moins avancés : Ajaccio offre des perspectives intéressantes à moyen terme, tandis que Lille y réfléchit. A l’inverse, d’autres ont renoncé comme Le Havre, Orléans et tout récemment Lyon.

Marc Fressoz



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