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Transdev fait son come-back en Amérique du Nord en rachetant une filiale de First Group


Après s’être débarrassé aux Etats-Unis de bon nombre d’activités déficitaires (taxi, navettes aéroportuaires, etc.) en 2019, Transdev va revenir en force en Amérique du Nord grâce à l’acquisition «des activités rentables», annonce-t-il. Il est en passe de racheter au groupe anglais First Group (un des acteurs du Top 5 mondial) sa filiale américaine First Transit. Celle-ci exploite pour le compte d’autorités publiques des réseaux de «bus et cars, transport adapté, navettes, train, tramway mais aussi la maintenance des flottes». Il s’agit donc d’un recentrage sur le modèle plus sécurisant de la délégation de service public, un modèle prometteur Outre-Atlantique, selon Transdev qui compte sur de la croissance organique.

Avec 20 000 salariés, First Transit représentera un cinquième des effectifs du Français et lui apportera 1,4 Md€ de chiffre d’affaires complémentaires à ses 7,6 Md€ actuels. Au final, Transdev pèsera donc 9 Md€, en étant largement en tête devant la concurrence (Keolis 6,3 Md€, First Group 5,4 Md€, etc.). Transdev et First Group, détenu par le fonds d’investissement suédois EQT, ont annoncé leur accord le 26 octobre. Avec cette opération, le groupe présidé par Thierry Mallet acquiert un ensemble cohérent et à un bon prix. Selon nos informations, la valeur de First Transit est estimée entre 400 et 450 M€ et son acquisition sera financée par un emprunt bancaire à peu près équivalent, Transdev maîtrisant bien sa dette, qu’il a réduit en 2021.

Au final, l’Amérique du Nord deviendra la deuxième zone d’activité derrière la France et devant l’Allemagne. Cette opération de croissance externe accélère donc l’internationalisation du n° 1 français, qui était nécessaire. Sur le marché des transports urbains, Transdev abandonne souvent du terrain dans son propre pays, ou échoue à déloger Keolis de ses citadelles (Bordeaux, etc.). La Cour des comptes a montré récemment que la rentabilité du groupe est largement tributaire de l’Ile-de-France. Or l’exploitation des lignes de grande couronne étant mise en concurrence, ce gisement ne sera plus aussi rentable qu’il ne l’était.

Marc Fressoz



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