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Transports scolaires: une rentrée sous tensions généralisées



Personnels d’encadrement, administratifs, chefs d’entreprise… tous les titulaires du permis D sont sollicités afin d’assurer le maximum pour cette rentrée scolaire 2022. Mais cet effort ne suffira pas à fournir l’ensemble des services, et des aménagements sont prévus dans de nombreux territoires. L’objectif prioritaire est de déterminer en amont où ces adaptations seront nécessaires, pour informer les familles et éviter de laisser des élèves sans solution le jour J. En somme, il s’agit de limiter les dégâts. A quelques jours de la rentrée, l’ensemble des parties prenantes se sont réunies le 24 août, à l’initiative du ministre des Transports, Clément Beaune, avec ses homologues en charge du Travail, Olivier Dussopt, et de l’Education nationale, Pap Ndiaye. Les représentants des professionnels (Gart, UTP, FNTV, FNTR, OTRE) étaient également présents, ainsi que François Bonneau, président de la commission éducation formation emploi et président de la région Centre Val de Loire.

Si les Régions chiffrent à 3750 le nombre de conducteurs encore manquants pour assurer l’ensemble des services de transport scolaire, la FNTV reste sur son estimation de 7000, qui tient compte des besoins réels (maladie, congés, indisponibilité, turn-over…). «Cette situation génère beaucoup de tensions et d’inquiétudes chez les professionnels, qui n’ont aucune marge de manœuvre», souligne Ingrid Mareschal, déléguée générale de la FNTV. Le Gouvernement s’est engagé à poursuivre dans la voie de la simplification administrative et de la réduction des délais pour l’obtention des diplômes professionnels et des permis de conduire, ainsi qu’à clarifier les conditions de cumul emploi/retraite ou de cumul emploi public/privé et faciliter avec Pôle Emploi les mesure de reconversion vers le secteur des transports. Ces actions doivent contribuer à renforcer l’attractivité du secteur sur le long terme. Autre piste positive: la confirmation de l’actualisation du CAP de conducteur pour tenir compte de l’abaissement à 18 ans du passage du permis D. Pap Ndiaye a également évoqué plusieurs expérimentations en cours sur le décalage des horaires de début et de fin des cours, des assouplissements qui permettraient aux transporteurs d’optimiser leurs circuits. En attendant que les premiers titulaires du futur CAP arrivent sur le marché du travail, et une éventuelle généralisation des aménagements d'horaires dans les établissements (pas avant la rentrée 2023), les professionnels du TRV vont continuer à gérer au quotidien «la fin de l’abondance» de conducteurs.

Sandrine Garnier

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