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Gilles Namur

Gilles Namur

Adjoint chargé des mobilités de la ville de Grenoble

Tramway, bus à haut niveau de service, transport par câble, RER, vélo, Gilles Namur, l'adjoint chargé des mobilités de la ville de Grenoble est revenu pour Mobily-Cités sur la politique de transport de l'agglomération.

Propos recueillis par Justin Boche


Mobily-Cités : Comment jugez-vous le réseau de transports en commun de l'agglomération grenobloise ?


Gilles Namur : Que ce soit en termes de tramway, de bus et de maillage, notre réseau est de bon niveau. Mais au regard des ambitions de report modal et de diminution du trafic automobile, d’impact carboné, mais aussi de qualité de vie et de réduction de la pollution, il faut aller plus loin. Grenoble est contrainte par son environnement et ne peut pas avoir de périphérique. La ville continue donc d'être traversée par le trafic automobile et cela pose des contraintes en termes d'aménagement des berges, qui demeurent une autoroute urbaine alors que toutes les autres villes comparables ont réaménagé les leurs. C’est pour remédier à cela que notre PDU 2030 a été engagé.


Que propose ce PDU ?

Il propose de mettre en place trois lignes de RER à la grenobloise avec un train toutes les 15 minutes. Cela permettra de rejoindre le Voironnais, le Grésivaudan et le sud grenoblois. C'est un projet à long terme. Nous avons également acté la mise en place de deux lignes à haut niveau de service importantes qui équivaudront à des lignes de tramway avec un service important pour un moindre coût.

L’autre ambition de ce PDU, c’est le câble qui va être mis en place par la société Poma pour desservir Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux via la presqu’île de Grenoble. Il relira en 2024 trois zones et permettra d’éviter du trafic automobile en reliant trois lignes de tramway. Pour favoriser l’intermodalité, il sera même possible de mettre son vélo dans les cabines. Enfin, il y a le tram. Le réseau actuel dessert très correctement la ville. L'objectif est désormais de mieux mailler le réseau en y ajoutant des tronçons, pour avoir moins de changements. Pour ce faire, il fallait faire quelques petits aménagements, pas anodins, mais légers.


Quel est le calendrier de réalisation du RER à la Grenobloise ?

Ce projet de RER coince pour des raisons d'argent, et va donc prendre du retard, même si les tracés et les études sont faits. On sait déjà quels ponts vont devoir être agrandis, quels shunts mettre en place, mais on ne sait pas qui va financer, alors que la compétence est celle de l’État et de la région.


Comment voyez-vous évoluer votre parc de bus dans les années à venir ?

On a actuellement beaucoup de GNV. On a essayé le premier bus électrique sous le mandat précédent et trois ont été mis en circulation. Aujourd'hui, nos bus roulent donc en majorité au diesel et au GNV. Mais en conformité avec la mise en place des zones à faible émission, on va devoir stopper le diesel dans les prochaines années à venir. Notre idée est d'amener nos bus thermiques jusqu’à leur fin de vie et de modifier le parc au fur et à mesure vers le GNV.


Grenoble est également très engagé sur les transports à vélo.

On continue de développer massivement notre réseau express Chronovélo, avec des lignes sécurisées et larges, séparées des flux de circulation. L’impact a été très positif, permettant à Grenoble de devenir première ville française en termes d'usage du vélo pour aller au travail, avec 18% de part modale. Grenoble est aussi la ville la plus cyclable de France, selon la Fédération des Usagers de la Bicyclette.

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