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Jean-Marc Germanangue

Jean-Marc Germanangue

vice-président en charge des Mobilités durables et des transports de l'agglomération vichyssoise

Restructuration du réseau, bus électriques, développement des transports périurbains, amélioration de la régularité… Jean-Marc Germanangue dresse l’inventaire des chantiers à venir dans la capitale de l’Allier

Propos recueillis par Justin Boche


Mobily-Cités : Quel est l'état du réseau de l’agglomération de Vichy ?


Jean-Marc Germanangue : J'estime qu'il y a plusieurs réseaux dans la communauté d'agglomération. Bien sûr, le réseau urbain Mobivie, mais on peut y ajouter aussi le réseau de transport à la demande extérieur et celui de transport scolaire, une compétence que l’agglomération a décidé de conserver. Le réseau urbain doit évoluer car en raison du futur classement à l’UNESCO de la ville, la voiture ne pourra plus passer à certains endroits.


Pourquoi avoir conservé la gestion des cars scolaires ?

Nous voulons essayer de développer les transports en commun pour les territoires peu denses. Nous voulons aller plus loin que les villes centres en utilisant le transport scolaire. Ces cars sont rarement pleins, et nous voulons en faire des lignes régulières. Ce réseau irriguerait tout le territoire. Nous avons commencé à tester cela sur une ligne. Ce projet suppose aussi de développer une billettique, et de faire tourner le réseau durant les périodes de vacances scolaires, ce qui a un coût.


Justement dans ce périmètre UNESCO, quels types de transports vont circuler et avec quelle énergie vont-ils rouler ?

Nous avons fait le choix de l'électro-mobilité avec les bus Bolloré. Aujourd’hui, ces bus fonctionnent globalement bien. Sur un parcours de 200 kilomètres, ils rentrent avec 30% de batterie. C’est pour cela que nous allons continuer avec cette énergie. En 2026, nous espérons que la moitié de notre parc roulera à l’électricité, c’est-à-dire 8 bus sur 16. Mais ce n’est pas parce qu’un bus roule à l’électricité qu’il est plus rempli. Or actuellement, notre réseau manque de fiabilité. Plus que des bus électriques, les gens attendent des bus à l'heure qui ne perdent pas de temps dans les bouchons.


Quelles sont les raisons des bouchons à Vichy ?

Toutes les lignes principales passent par le pont Jacques Chirac. Or c'est un endroit où l'on peut difficilement mettre une ligne réservée aux bus. Entre 16 et 18h, à la sortie du travail, le trafic y est très important et les retards peuvent aller jusqu’à 30 minutes. Notre délégataire Transdev a mis en place une régulation pour rajouter un bus. Nous réfléchissons aussi à faire passer une autre ligne par un autre pont.


Quelle est la fréquentation des transports en commun dans l’agglomération de Vichy ?

Nous enregistrons aujourd'hui 900 000 voyages par an en ville, contre un peu plus d'un million avant le Covid. Dans l'Allier, les transports sont gratuits pour les scolaires, et l’on sait que 50% des gens qui prennent le bus ne payent pas. Actuellement, l’usager type est plutôt une femme qui prend le bus occasionnellement. Il faut élargir cette clientèle.


Une nouvelle DSP est prévue pour 2026. Que doit-elle changer ?

Quand je suis arrivé, nous n’avions pas de dépôt de bus. Aujourd’hui, nous en avons construit un avec une quinzaine de bornes électriques. À terme, l’idée est de devenir propriétaires de nos bus. Le deuxième objectif est de retravailler les tracés des lignes de bus, qui datent de 2008. Un groupe de travail sur ces questions va être lancé à l’automne.

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