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Martial Chevreuil

Martial Chevreuil

Président de d'ATEC ITS France

« Le sujet de l’énergie dans les transports a pris une importance accrue sur deux aspects principaux, la décarbonation, et une meilleure efficacité énergétique »

Le 50e Congrès de la Mobilité intelligente se tient les 18 et 19 janvier 2023 au Beffroi de Montrouge. Le point sur les principaux rendez-vous de cette édition 2023, qui fait la part belle à l’énergie, au numérique, et au véhicule automatisé, avec le président d’ATEC ITS France, Martial Chevreuil.


Propos recueillis par Sandrine Garnier


Mobily-Cités : Le prochain Congrès de la Mobilité intelligente, organisé par ATEC ITS France, a lieu les 18 et 19 janvier. Comment abordez-vous cette édition 2023 ?


Martial Chevreuil : Après deux années marquées par les restrictions liées à l’épidémie de Covid-19, nous sommes très heureux de pouvoir organiser cette 50e édition du congrès de l’ATEC dans des conditions normales. Nous accueillons une soixantaine d’exposants, dont certains viennent pour la première fois, nous avons 80 conférences et nous attendons plus de 2000 visiteurs.


Quels sont les principaux rendez-vous de cette édition ? 


Sur les 80 conférences organisées, je commencerai par mettre l’accent sur notre plénière d’ouverture, le 18 janvier à 11h. Elle sera l’occasion de faire le bilan des travaux effectués dans le cadre du programme Mobilité Intelligente et Transitions mené avec la DGITM. Cette année, nous avons étendu nos partenariats afin de proposer des conférences spécifiques, par exemple avec l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA) et l’Association européenne des concessionnaires d’autoroutes et d’ouvrages à péage) ASECAP sur la thématique décarbonation des infrastructures routières : la vision, les challenges et solution des sociétés d’autoroute.

Nous organisons également avec France Mobilités une conférence intitulée « Décarbonation, équité, efficience : le triptyque des mobilités durables », ou encore une session avec TDIE, pour une comparaison européenne des politiques de décarbonation des infrastructures. Une conférence consacrée aux innovations dans le cadre des JOP de Paris 2024 figure également au programme.

Au cours de ce congrès, nous allons également renouveler notre accord de partenariat avec Business France, qui doit notamment nous permettre d’encore mieux promouvoir le savoir-faire des ITS français à l’international.


L’ ATEC ITS a 50 ans cette année, et les mobilités intelligentes sont partout aujourd’hui. Sans remonter à l’origine, comment analysez-vous les évolutions récentes du secteur ?


Depuis la sortie du Covid et la guerre en Ukraine, le sujet de l’énergie dans les transports a pris une importance accrue sur deux aspects principaux, la décarbonation, et une meilleure efficacité énergétique. Un des ateliers porte en particulier le sujet de la route électrique. Nous observons également une montée en puissance des problématiques liées à l’accès aux données, particulièrement depuis les dispositions prises dans le cadre de la LOM. Nous travaillons avec les AOM pour déterminer comment utiliser au mieux les données issues des mobilités, en particulier dans le but d’améliorer l’articulation entre les différents modes. Sans oublier le véhicule automatisé et connecté.


La conjonction des crises actuelles pousse aussi à une autre approche, peut-être plus pragmatique des mobilités. Avec une redécouverte du mode routier…


En effet, après un rejet massif il y a une dizaine d’années, la route revient au premier plan. Il faut bien reconnaître que même un véhicule décarboné aura besoin d’une infrastructure routière pour se déplacer. C’est vrai également pour les pistes cyclables. La route reste indispensable, et sa modernisation va jouer un rôle déterminant dans la décarbonation des mobilités, à la fois par ses qualités techniques et par ses usages. Avec le développement des offres alternatives à l’autosolisme, les sujets comme l’affectation des voies routières aux cars express ou aux voitures partagées se renforcent. Le potentiel du mode routier ne peut pas être négligé : optimiser l’existant coûte moins cher que la création de nouvelles infrastructures, et peut produire des résultats beaucoup plus rapidement.


L’innovation est devenue une priorité au plus haut niveau de l’Etat. Quelles sont les relations de l’ATEC avec l’Agence de l’innovation pour les transports (AIT), créée en août 2021 ?


Nous avons signé un accord de coopération avec l’Agence de l’innovation pour les transports lors du Congrès ITS de Toulouse, en juin dernier.

L’ATEC joue un rôle de fédérateur au sein du secteur des ITS en France, de façon à valoriser et soutenir les initiatives et les nouvelles technologies. Nous n’avons pas vocation à intervenir directement sur des aspects tels que l’incubation ou l’accélération des projets, sujets bien traités par les organismes dédiés. Pour autant, nous y apportons notre expertise et serons par exemple impliqués dans le hackathon lancé par l’AIT début février, pour imaginer le « titre de transport de demain ».


Les nouvelles technologies suscitent de plus en plus d’intérêt. Comment l’ATEC ITS compte-t-elle conserver son avance et personnellement comment voyez-vous l’avenir ?


Mon mandat de président arrive à son terme en juillet 2023. L’assemblée générale d’élection du nouveau conseil d’administration de l’ATEC ITS sera aussi l’occasion de mettre en œuvre une nouvelle stratégie sur laquelle nous travaillons actuellement, en particulier sur le renforcement du service aux adhérents, et sur la communication. Nous travaillons aussi sur la parité, de manière à féminiser nos instances représentatives, et notre comité scientifique. L’ATEC devrait ainsi être prête à démarrer son prochain demi-siècle d’existence !



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